"En francais s'il vous plait" le blog des étudiants du département de français de lˇUniversité Nationale de Chungbuk en Corée du sud. Ils parlent de leur pays avec leurs mots et en français.
Aujourd'hui nous allons vous présenter quelques patrimoines immatériels de la Corée du Sud. En fait, il y a plein de patrimoine immatériel en Corée. Pour cet article, nous avons choisi quelques sujets ; la musique, l’activité et la cuisine. C'est parti !
Tout d'abord, intéressons-nous à la musique représentative de la Corée le pansori et « Arirang ». Le pansori est un genre musical où un chanteur raconte des histoires avec un tambour. Le mot pansori est une combinaison de pan (판) qui signifie un lieu où plusieurs personnes se sont rassemblées et sori (소리) qui signifie une chanson. Il est composé de chansons expressives, de dialogues et de gestes abondants. Cette tradition populaire rassemble toutes les classes sociales. Le pansori s’accompli avec la participation active du chanteur et du public. Le pansori dure jusqu'à huit heures, et le chanteur ou la chanteuse improvise les paroles avec des expressions rustiques au rythme d'un seul tambour.
Le pansori qui est apparu pendant la dynastie Joseon (1392 ~ 1910) est composé de personnages et d’événements. Le chanteur ou la chanteuse de pansori passe par une longue période d’entraînement sévère pour apprendre une grande variété de sons uniques et pour mémoriser tout le texte complexe. Avec la modernisation rapide de la Corée, le pansori était en crise. Ainsi, en 1964, le pays a désigné le pansori cinquième patrimoine culturel intangible. De telles mesures ont encouragé un fort soutien institutionnel et en conséquence, la tradition du pansori a été ravivée.
« Arirang » est une chanson folklorique lyrique et populaire qui a été transmise par tradition orale. Les paroles d’ « Arirang » se répètent généralement avec une mélodie douce et lyrique, « Arirang, Arirang, Arariyo. Arirang gogaero gasineun nim » (아리랑 아리랑 아라리요 아리랑 고개로 가시는 님). La chanson d'Arirang parle de séparations et de rencontres, de tristesse, de joie et de bonheur.
Il y a 36 versions d’ « Arirang » classées en fonction des paroles et de la mélodie qui varient d’une région à l’autre. « Arirang » se transmet depuis des siècles et n'a jamais été aussi populaire auprès des Coréens qui connaissent Arirang. Les enfants l’apprennent naturellement dans divers contextes comme par exemple avec leurs parents ou à l’école.
« Arirang » exprime des sentiments de sympathie envers tous les Coréens et signifie le respect mutuel. Cela se reflète également dans le fait que les athlètes ont chanté Arirang ensemble lorsque les équipes sud-coréenne et nord-coréenne se sont réunies lors de la cérémonie d'ouverture des 27e Jeux olympiques de Sydney, en Australie, en 2000.
Maintenant, nous allons parler de deux activités listées au patrimoine immatériel qui utilisent une corde. Le juldarigi et le jultagi. Le juldarigi (le tir à la corde) a été inscrit à l’UNESCO en 2015. C’est un rituel traditionnel et un jeu que l'on retrouve dans la culture des riziculteurs. La corde utilisée symbolise le dragon, un animal mythique. En Corée, où la riziculture est répandue, on pense que le dragon fait pleuvoir.
Le juldarigi se joue avec deux équipes qui s’affrontent. Il y a une marque au milieu de la corde (foulard, nœud, etc) et chaque équipe essaye de tirer la corde jusqu’à ce que la marque soit de son côté. Ce jeu est très compétitif mais les participants travaillent en équipe. Cette compétition symbolise la fertilité et la prospérité donc les gens invoquent la paix pour la communauté. En conséquence, les membres de la communauté réfléchissent à l’importance de la coopération dans le cadre de cette activité.
De nos jours, le juldarigi n'est pas nécessairement considéré comme un événement folklorique, mais il est devenu un sport courant lors des fêtes sportives des écoles et des entreprises. Si vous avez envie d’avoir plus d’informations sur le juldarigi , vous pouvez cliquer ici !
Je vais maintenant vous présenter le jultagi (la corde raide) qui a été inscrit à l’UNESCO en 2011. À la différence du jultagi, cette pratique nécessite un professionnel.
C’est un spectacle traditionnel de Corée du Sud. On peut y découvrir le julkkun, l’acrobate qui marche sur une corde, le aksa qui est musicien et le clown qui échange des blagues avec l’acrobate.
L’acrobate commence par des acrobaties simples et il augmente progressivement la difficulté, par exemple, sauter, s'asseoir les jambes croisées, s’allonger sur la corde, faire demi-tour etc. Il y a plus de 40 habiletés. Tout en faisant des acrobaties, il plaisante et chante, donc les spectateurs le regardent avec l'air inquiet.
Pour finir, nous allons présenter le kimjang, la culture de la fabrication et du partage du kimchi.
Le kimchi est l’élément le plus important des repas coréens. C’est aussi le plus simple, mais il est toujours présent dans les grandes fêtes. Le kimjang enferme très bien l’identité des Coréens.
Presque toutes les régions de la Corée ont leur propre kimchi, et ils le fabriquent et le partagent avec leur famille chaque année. Malgré le développement de l’urbanisation, plus de 90% des Coréens mangent chez eux du kimchi servi par leur famille ou leurs proches. Cela montre que la culture du kimjang est une occasion de renforcer la coopération familiale dans la société moderne.
Le kimjang est aussi important pour se rappeler que les communautés humaines doivent vivre en harmonie avec la nature. C’est la meilleure méthode pour en apprendre plus sur la nature et vivre à son rythme. Les ingrédients et méthodes de kimjang varient d’une région à l’autre. C’est parce qu’on ajoute des ingrédients que l’on peut trouver dans chaque région. Avec le kimjang, les Coréens apprennent à vivre avec la nature plutôt qu’à la conquérir.
L’origine de kimjang n’est pas exactement connue. Mais on a commencé à faire du kimjang pour pouvoir manger du kimchi même en hiver, lorsqu’on n’avait plus de nourriture. On saumure des choux chinois, émince des navets, coupe des légumes et mélange le tout avec du piment en poudre et d’autres condiments. Chaque région ajoute également sa propre spécialité ; des fruits de mer, des fruits, etc.
Nous devrions essayer de bien préserver ces patrimoines immatériels et de les transmettre à nos descendants, et le gouvernement devrait apporter beaucoup de soutien.
En plus de ces choses, il y a encore beaucoup de patrimoine immatériel de la Corée du sud. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à nous les poser ! Merci pour votre attention !
Gayeon, Minkyeong, Hyeonjin