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"En francais s'il vous plait" le blog des étudiants du département de français de lˇUniversité Nationale de Chungbuk en Corée du sud. Ils parlent de leur pays avec leurs mots et en français.

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Les stagiaires de 2025 : l'interview de Mélanie

On a interviewé Mélanie qui est venue à l'université de Chungbuk pour faire son stage de Master. Voici notre interview avec elle.

 

 

Étudiants journalistes : Bonjour ! Pourriez-vous présenter?

 

Mélanie : Mélanie, 24 ans, étudiante à l’université Montpellier Paul Valéry. Je prépare un Master FLE pour un jour devenir professeure de français pour les étudiants étrangers. J’habite à Montpellier, et j’y ai déménagé à 18 ans pour mes études. Mes parents habitent dans le Gard, à une heure trente de Montpellier. J’ai grandi dans le Gard, dans le sud de la France.

 

 

Étudiants journalistes : Qu'aimez-vous le plus dans la société coréenne?

 

Mélanie : J’ai l’impression que la société coréenne apporte beaucoup d’importance à la politesse et au respect. C’est un environnement très agréable. Tout le monde est très serviable. Je n’ai eu que de bonnes expériences avec les gens qui m’entourent en Corée, dans les commerces, les restaurants, etc.

Un aspect que je trouve aussi intéressant, c’est le rapport entre les différences d’âge en Corée, c’est bien plus structuré qu’en France, un peu plus hiérarchique au niveau des relations. En France, on donne moins d’importance à l’âge des gens à qui on parle.

 

 

Étudiants journalistes : Parliez vous coréen avant de venir en Corée?

 

Mélanie : En France, j’ai appris l’alphabet et quelques petits mots. Mais ce n’était pas suffisant pour tout comprendre ni pour pouvoir avoir une vraie discussion. J’ai pris des cours à l’université pour apprendre les bases du coréen, comme par exemple comment commander au restaurant, prendre les transports, ou ce genre de choses.

 

 

Étudiants journalistes : Y a-t-il des choses difficiles pour vous en Corée?

 

Mélanie : La grande différence, c’est bien sûr l’alphabet. C’est très différent. J’ai du mal à associer les lettres. C’est quelque chose de tellement différent de l’alphabet français. Et les sonorités aussi, elles sont très différentes. La façon dont les sons sont associée entre eux... parfois, je trouve ça très compliqué à prononcer. Les Coréens aussi parlent vite. Donc, quand j’essaie d’écouter, c’est compliqué. C’est plus simple de pouvoir lire et de prendre le temps de réfléchir.

 

Je suis arrivée en Corée sans bien parler coréen. Beaucoup de choses étaient compliquées, mais c’était ma faute. Habiter un pays quand on ne comprends pas bien la langue était assez stressant. Je n’étais jamais sûre de bien comprendre ce qui se passe. Après, j’ai aussi la chance à l’université d’être dans le département de français. Je suis à l’aise pendant le stage, mais en dehors, parfois, c’est compliqué à cause de la langue.

 

 

Étudiants journalistes : Donc, vous avez dit que vous n’aviez pas vraiment appris la langue coréenne en France. Mais en Corée, vous avez appris un peu de coréen ?

 

Mélanie : Alors, quand je dis que je n’ai pas appris en France, j’avais quand même étudié l’alphabet. Et je connaissais quelques mots, mais pas suffisant pour comprendre tout et ni pouvoir avoir de discussion. Donc, je suis arrivée et je connaissais l’alphabet, et ici j’ai pris des cours à l’université pour apprendre les bases du coréen et j’ai aussi appris comment commander dans les restaurants, par exemple. Et aussi pouvoir prendre les transports en commun.

 

 

Étudiants journalistes : Avant d’arriver en Corée, aviez-vous des idées de choses que vous aimerez faire en Corée ?

 

Mélanie : J'avais vraiment hâte de manger en Corée parce que j’aime beaucoup découvrir de nouvelles nourritures, donc oui, j’avais vraiment hâte d’aller au restaurant.

 

 

Étudiants journalistes : Avez-vous des choses qui vous rendent nostalgique de la France ?

 

Mélanie : Ce qui me manque le plus, c’est par rapport au sud de la France, plutôt que la France parce que je viens du sud. Le climat me manque beaucoup, je suis nostalgique du printemps. Puisque j'ai passé quatre mois en Corée, le printemps en France m'a manqué, et j’étais un petit peu triste parce que c’est ma saison préférée. J’ai l'habitude de types de plantes, de type d’odeur qu’on sent au printemps en France.

Et aussi la nourriture française m’a manqué un petit peu. J’aime beaucoup le saucisson, la charcuterie, et le fromage, surtout le Pélardon, un petit fromage de chèvre, qui m'ont manqué.

 

 

Étudiants journalistes : Pourquoi avez-vous choisi le FLE pour votre master ?

 

Mélanie : J’ai fait une licence en sciences du langage. J’ai étudié la linguistique. En deuxième année, j’ai eu l’opportunité de choisir une option, j’ai fait l’option FLE. Ça m’a beaucoup intéressé de découvrir comment enseigner ma langue maternelle. Juste avant de faire le master, j’ai pu aller un an dans une école en Allemagne pour faire un service civique, et j’ai découvert le métier de professeur de FLE. Je l’ai beaucoup aimé donc j’ai décidé de faire ce master.

 

 

Étudiants journalistes : Comment était votre travail en Allemagne ? Racontez-nous un peu plus s’il vous plaît.

 

Mélanie : C'était il y a deux ou trois ans, je crois. Pendant une année scolaire, j’ai été assistante de FLE pour des adolescents (de 11 ans jusqu’à 17 ans) au lycée français en Allemagne. Il y avait beaucoup d’étudiants qui étaient allemands et parfois d’autres nationalités qui venaient pour avoir une éducation française. Ils avaient besoin de travailler la langue pour suivre leurs cours. Donc j’ai donné du tutorat aux enfants qui avaient besoin de s’améliorer.

 

 

Étudiants journalistes : Si vous devenez professeure, dans quel pays voulez-vous travailler ?

 

Mélanie : Avec le métier de professeur de FLE, on a la chance de pouvoir travailler dans le monde entier, donc j’aimerais beaucoup voyager dans plusieurs pays. Alors, je pense que ma prochaine destination, ça sera le Canada : j’aimerais beaucoup travailler dans un pays anglophone.  J’aime plus être dans la nature que dans les grandes villes.

 

 

Étudiants journalistes : Quels conseils donneriez-vous à une personne qui voudrait être stagiaire en Corée ?

 

Mélanie : Si vous voulez faire un stage de français en Corée, je pense que c’est important de se préparer à l’avance, comme le programmes de qu’on va faire en stage etc. Et aussi, il faut trouver l’équilibre entre le travail et le temps de détente. Puisque, je pense que la Corée est un très beau pays avec beaucoup de choses à faire, et ne faut pas oublier de travailler à côté. Il faut trouver un bon équilibre entre travail et détente.

Ça veut dire.... profitez au maximum du pays, mais aussi, bien sûr, profitez de votre stage professionnel. Peut-être.... ne pas se laisser entraîner par la joie du début, on a envie de découvrir le pays, de faire plein de restaurants, plein de cafés... C’est très important je pense. Mais, il ne faut pas oublier de travailler, sinon, à la fin il y aura beaucoup de travail et peu de temps pour s’amuser.

 

 

Étudiants journalistes : Je crois que vous devez écrire un mémoire... ce n’était pas dur de le faire en parallèle à votre stage?

 

Mélanie : Si. C’était compliqué, oui, parce qu’il faut prendre de temps pour s 'investir dans le stage, prendre le temps pour le mémoire, et aussi prendre le temps pour s’amuser à côté. Si les futures stagiaires doivent faire un mémoire au même temps que le stage, je conseille de travailler beaucoup sur son mémoire avant de venir, parce que c’est moins stressant et on est mieux préparé pour le séjour en Corée.

 

 

Étudiants journalistes : Comment était votre atelier de lundi et mardi ? Pourquoi avez-vous animé ces cours et comment c'était ?

 

Mélanie : Oui, je crois que c’est bien passé. J’avais prévu ces ateliers avant de venir, puisque je travaille sur le mémoire sur la préparation à la mobilité étudiante. Du coup, mes ateliers étaient sur le thème du F.O.U, le français sur objectif universitaire, pour aider les étudiants coréens à se préparer à faire leurs études en France. Chaque atelier durait une heure trente, et finalement, je n’en ai fait qu’un par semaine. Il n’y avait pas assez de demande pour en faire plus, donc j’ai animé un atelier tous les mardis.

 

 

Étudiants journalistes : C’était comment ? Il n’y avait pas de difficulté ?

 

Mélanie : Parfois, c’était compliqué à préparer, parce que ça demandait beaucoup de préparation à l’avance pour trouver des documents ou préparer les activités. C'est un travail très important à faire puisqu’il faut que je m’entraîne à devenir professeure, c’est normal. J’ai beaucoup aimé faire mes ateliers, ça m’a beaucoup appris, et avec un peu de recul, je me dis peut-être comment faire différemment ou peut-être que j’ajouterai ça à tel moment, donc c’était très intéressant.

 


 

Merci beaucoup d'avoir répondu nos questions !

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